apprentissage du français via les films Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Catherine Henry   
04-01-2008

VAUCLUSE L’HEBDO-LE COMTADIN vendredi 8 février 2002

Le guide cinéma

Apprentissage du français via les films

Ciné-mots

L’association avignonnaise Beaux Repères propose

à la Maison Jean Vilar des stages de perfectionnement de langue française.

Cuisine et Dépendances (Philippe Muyl), Jour de Fête (Jacques Tati), A bout de souffle (Jean-Luc Godard).Ces longs-métrages projetés par petites doses devant des spectateurs suédois, allemands, écossais, voilà en un plan général la phase d’approche de Catherine Henry, instigatrice de l’association Beaux Repères. A la maison Jean Vilar, chaque semaine cette ancienne prof de lettres anime des stages dont le but premier est de mieux maîtriser la langue française grâce au cinéma. Par groupe de 15 personnes maximum, Catherine Henry se sert ainsi du 7ème art comme instrument d’accès à une langue. « Pour l’instant ce sont surtout des femmes qui viennent à Beaux Repères.A Avignon, il y a un potentiel de personnes originaires d’Italie, d’Espagne, du Maghreb, du Viêt-Nam. Peut-être souhaitent-elles progresser au niveau de la phonétique, de la grammaire ou du vocabulaire »? Et autant dire qu’apprendre le français en analysant les mimiques de Monsieur Hulot ou de Jean-Pierre -« ça m’énerve, ça » -Bacri est bien plus attractif que face à un tableau noir !

Via cette méthode de l’immersion progressive, (cf. ci-dessous) dans notre langue, Catherine Henry a des projets plein le story-board. « L’été prochain, j’ai envie de mettre en place un stage autour de Jules et Jim qui puisse se raccrocher au festival euro-américain ».

Et de poursuivre par un travelling luberonnais : « Je voudrais monter aussi quelque chose avec la Maison du Livre de Bonnieux ».

Avec John Malkovitch( il est résident de la commune) en guest-star ? F.B.

Beaux Repères : 04 90 82 91 88 – stages : mardi, vendredi et samedi

Quid de la méthode d’immersion ?

Judicieuse, originale, les qualificatifs manquent pour parler de la méthode d’immersion progressive dont Catherine Henry est à l’origine. Jugeons sur pied (de caméra) ce dispositif des plus singuliers.

- en premier lieu la méthode de l’immersion progressive s’appuie sur la projection d’extraits du film étudié qui ne dépassent pas les cinq minutes. A partir de là se mettent en place différents exercices.

- Les stagiaires, ressortissants étrangers, travaillent par exemple sur un exercice appelé le ‘mot-valise’, soit l’utilisation de tous les termes en français qu’ils peuvent trouver avec les lettres du titre du film étudié.

- L’exercice du remue-méninges s’attelle à savoir ce que le titre du film étudié évoque chez les stagiaires.

- Pour un long-métrage comme Cuisine et Dépendances, un travail spécifique sur le vocabulaire culinaire est mis sur pied.

- Catherine Henry fait rejouer certaines scènes du film pour rentrer plus directement dans l’œuvre.

- Elle leur fait également imaginer les répliques manquantes des conversations téléphoniques entre deux personnages dont un seul est à l’écran.

- Les stagiaires doivent parfois interpréter en direct ce que pense le héros du film à un moment précis.

- Autre exercice : chacun doit écrire une page du journal intime d’un personnage

- Enfin, ils se muent en critiques de films en réalisant des articles.



 
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